Un questionnement général : Faut-il une ré-ingénierie ?

Alors que l’évaluation de la précédente réforme n’a pas été effectuée.

Il faut donc interroger les conditions de la refonte :

  • Quel est le bilan du passage à la logique de compétences ?
  • Pourquoi les capacités d’expertise des formateurs ne sont-elles pas sollicitées ?
  • Notamment leur technicité pour prendre en compte et s’adapter aux nouvelles problématiques sociales ?

Nous voyons la confirmation d’ une logique à l’oeuvre : tout dissocier ; ce qui renforce encore l’invisibilité des formateurs et invalide la logique de qualification.

Derrière cela nous voyons apparaître également la logique de marchandisation de la formation et du travail social dont les glissements sémantiques et les faits sont des indicateurs (investissement social, possibilité d’ouverture au financement par des groupes privés…).

D’autres questions se posent notamment les rapports avec l’université : le périmètre sera-t-il défini à partir d’un texte national où s’agira-t-il de négociations régionales dans la perspective de la reprise en main par les régions de la formation professionnelle ?

Un travail de définition nécessaire : Qu’entend-on par transversalité dans le travail social ?Par coordination ?

Il existe sans doute des formes de coordination avec des finalités bien différents.

Dans un contexte socio- historique où le travail social est toujours en tension entre adapter les individus-sujets aux normes et agir sur les normes pour les faire évoluer,
Que portons nous en tant que formateur pour la formation à partir de cette perspective partagée « que nous formons pour et dans la relation à l’autre » soutenue par un certain nombre de principes :

  • Former à une approche réflexive
  • Reconnaître la pluralité des références pour construire des capacités de jugement critique
  • La place de l’éprouvé dans le travail social
  • Les invariants transversaux aux différentes filières

Mais également les limites : le travail social peut-il être libéral, la VAE aujourd’hui quand des employeurs imposent à des salariés souhaitant suivre une formation initiale de passer par la VAE…

Quelle conscience politique de la formation pouvons-nous affirmer ?

Instituer le mouvement avec une stratégie à court et moyen terme.

Sans oublier tout ce qui a permis la rencontre d’aujourd’hui à partir du collectif Avenir éducs, un premier acte fondateur à partir de l’écriture d’un texte a signer par les formateurs, les étudiants et adressé au ministère dans la perspective de la cpc du 8 septembre prochain et de la mobilisation nationale et dans chaque région à prévoir.

La réflexion collective s’oriente vers une charte de la formation travail social, voire plutôt une charte des formateurs permettant de décliner des positions éthiques et philosophiques en résistance à l’approche techniciste de la refonte. Cette charte serait à élaborer pour fin 2016.

Ne pas oublier que nous pouvons également aller vers les employeurs qui soutiennent ces principes.

Un acte fondateur symbolique : un nom à partir du rassemblement d’aujourd’hui.

Collectif ? mouvement ? inter-régional des formatrices et formateurs en travail social.

Après vote est retenu :

L’inter régionale des formatrices et formateurs en travail social.