La charte

1- Former les futurs professionnels à une démarche clinique, reconnaissant la singularité de chaque personne accompagnée. Pour ce faire la formation doit s’appuyer sur l’éprouvé, notamment par des stages en immersion, inscrits dans la durée. L’analyse des pratiques est développée dans un souci de reconnaitre notamment les enjeux transférentiels de la relation comme partie prenante de la pratique professionnelle. La formation doit sensibiliser les professionnels en formation aux risques d’une systématisation des pratiques et des méthodes qui s’opposerait à la notion de singularité.

2- Favoriser l’émergence d’une réflexion éthique sur la pratique. Les formations doivent notamment permettre aux professionnels en formation de développer une analyse critique de leurs actions, des politiques sociales et de l’actualité du secteur grâce à des enseignements pluridisciplinaires, la confrontation des références théoriques et une veille active.

3- Encourager la créativité des futurs professionnels en tant que processus favorisant la socialisation, l’émancipation, et l’émergence du sujet. Pour cela, les supports créatifs proposés en formation doivent être variés et conséquents tout au long de la formation. Les pédagogies nouvelles restent une référence importante des formations en travail social.

4- Valoriser les temps de formation en petits groupes et les accompagnements individuels, notamment par des face à face pédagogiques permettant la rencontre entre formateurs, futurs professionnels, et professionnels pour la mise en œuvre d’un processus de formation.

5- Tout faire pour garantir aux étudiants un traitement équitable aussi bien pendant la formation que pour les épreuves de certification, au niveau national.

6- Défendre un Diplôme d’Etat, avec des référentiels métiers clairement définis, mais sans programme imposé, qui permette à chaque centre de formation de développer un projet pédagogique spécifique, répondant aux attendus du Diplôme d’Etat par la pédagogie choisie.

7- Développer les échanges de pratiques entre centres de formation en France et à l’international en coproduction de savoirs.

8- S’inscrire dans les valeurs du travail social : la reconnaissance de l’altérité, la solidarité, l’égalité. Il s’agit de promouvoir une pratique en travail social à but non lucratif, accessible à tous, favorisant la socialisation sans imposer une normalisation. La formation doit donner aux futurs professionnels les outils nécessaires pour soutenir les personnes accompagnées dans l’accès au droit.

9- Reconnaître la dimension politique du travail social et l’engagement nécessaire des professionnels dans une perspective de transformation sociale. Ceci passe notamment par la capacité à interpeller les responsables et à sensibiliser la société civile lorsque les droits fondamentaux sont mis à mal.

10- Considérer les professionnels en formation dans la diversité de leur parcours antérieur. Veiller à leur réussite en formation par l’engagement d’une relation pédagogique co construite avec eux et réfléchie en équipe.